J’ai déja mentionné les liens ci-dessous ailleurs dans ce site, mais ils sont si importants qu’il me semble juste de leur consacrer un article tout entier.
On entend très fréquemment dans les médias des personnes affirmer que les personnes transsexuelles ont une vie misérable après l’opérarion et que, par conséquent, ca n’est pas une bonne chose que de les laisser bénéficier de cette procédure. Or, rien n’est plus faux !
Il y a des milliers de personnes qui ont réussi leur transition et qui ont trouvé une place dans la société. Ces personnes ne font pas de bruit, car elles n’ont absolument aucune envie de se voir montrées du doigt et utilisées par les médias et encore moins traités en choses par les psychiatres et autres spécialistes auto-proclamés. Elles ont tout fait pour réaliser leur transition discrètement et pour se faire oublier.
Certaines personnes ont même choisi de garder le secret face à leurs partenaires et à leurs plus proches. Les anglophones parlent alors de "stealth mode" (ou "vie furtive"). La plupart de ces personnes n’ont absolument pas honte de leur passé, mais elles en ont plus qu’assez de se voir stigmatisées, marginalisées, pathologisées, exclues de toutes les manières possibles par des gens terriblement intolérants et étroits.
Mais d’autres en ont assez de voir les mêmes schémas, les mêmes drames, les mêmes exclusions, les mêmes manipulations de la part des médias et des psychiatres se répéter sans cesses. Alors elles ont choisi de cesser de se cacher et de parler.
Dans les pages qui suivent vous trouverez des témoignages de personnes de nombreux pays, de diverses religions, ou sans religion, de diverses cultures, de diverses positions sociales, ayant divers choix de vie, etc. Bref, elles occupent toutes les positions dans la société ! vous vous sentirez peut-être proches de certaines personnes et nettement plus réservés face à d’autres, comme dans la vie de tous les jours. Mais la réussite de leur chemin, le fait qu’elles mènent des vies pleines et heureuses est la preuve manifeste qu’il est possibile de réaliser avec succès quelque chose d’aussi difficile qu’une transition transsexuelle.
Dans ces pages, il y a encore peu de témoignages de personnes francophones, mais il reste encore beaucoup de place !
De la même manière. on entend très souvent une affirmation selon laquelle les personnes transsexuelles seraient condamnées à une vie sexuelle misérable, voire à pas de vie sexuelle après l’opération. Là encore, rien n’est plus faux ! Dès les premières opérations du Dr. Georges Burou dans les années 50, les vaginoplasties (les opérations de réattribution de sexe pour les personnes qui s’identifient comme des femmes) ont été conçues de façon à construire des organes sexuels externes fonctionnels. Depuis, 50 ans ont passé, elles ont été sans cesse améliorées et elles permettent d’atteindre des résultats de grande qualité. Pour autant que la personne recoure à un des meilleurs chirurgiens, elle a toutes les chances de pouvoir vivre une vie sexuelle épanouie après l’opération et c’est le cas d’un très grand nombre d’entre elles. Vous trouverez des informations complémentaires sur ce sujet en suivant le lien ci-dessous.
http://ai.eecs.umich.edu/people/conway/TS/SRSlink.html
Historiquement, les hommes ont été moins chanceux, car ils devaient choisir entre une phallopastie qui leur permettait de bien fonctionner dans la vie quotidienne (mais avec des possibilités de plaisir sexuel plus limité) ou l’inverse. Mais, là aussi, de grands progrès ont été fait et les protocoles de phalloplastie sont en voie d’amélioration constante.
Bonjour et merci de cette réaction.
C’est un fait que les FtM sont nombreux et que les FtM "non-Op" sont très nombreux et ceci depuis des siècles.
Je m’effiorce de rendre la présence des FtM plus visible chaque fois que j’en ai l’occasion. C’est ainsi que, quand j’ai été contactée par un québécois, j’ai mis en ligne un lien vers son témoignage . J’en ai fait de même avec l’ouvrage de Max Wolf Valerio ou quand je tombe sur des dépêches d’agence de presse intéressantes . Dans mon introduction aux questions de genre pour les assos LGBTI romandes , je me suis également efforcée d’illustrer l’universalité de la "gender variance" à travers l’histoire et les cultures avec des personnes FtM.
Je suis la première à admettre que cette place est encore bien trop limitée par rapport à la forte proportion de personnes FtM, en particulier "non-Op". Mais il est difficile d’aller plus loin tant que des personnes n’acceptent pas de devenir visibles. Ce qui fait la force des pages de témoignage du site de Lynn, c’est que, malgré toutes les stigmatisations dont elles ont été victimes, un certain nombre de femmes transsexuelles (et quelques hommes), en ont eu tellement assez de se voir utilisées par les uns et par les autres qu’elles ont choisi de donner une autre image de la transsexualité en témoignant de leur vie. Si ces pages pouvait inciter des FtM à faire de même, ce serait très précieux pour tout le monde.