La relation d’aide pour moi, c’est un accompagnement, c’est faire route avec l’autre, dans une relation dans laquelle les deux sont en chemin, sans qu’il y en ait un qui sache pour l’autre.
C’est porter sur l’autre un regard d’acceptation inconditionnelle de la personne qu’il/elle est, c’est lui offrir un lieu où il/elle peut accueillir l’ensemble de ses sentiments, sans plus devoir trier ce qui est acceptable de ce qui ne l’est pas.
C’est m’efforcer de comprendre l’autre telle qu’il/elle se comprend et, par ce biais, lui offrir l’opportunité de se découvrir et de mieux se comprendre.
C’est donner à l’autre un espace où il/elle se sente validé-e dans la personne qu’il/elle est et lui permettre de faire l’expérience de sa valeur.
C’est lui permettre de faire l’expérience que c’est lui/elle qui sent qui il/elle est et ce qui est bon pour lui/elle-même.
La relation d’aide n’est pas pour moi du conseil ou des trucs touts faits. C’est de créer un espace qui permette à l’autre de se découvrir et de faire l’expérience de qui il/elle est dans toutes ses dimensions et de trouver ses propres réponses à ses questions.
La relation d’aide c’est aussi, pour moi, de constituer un espace d’accueil dans lesquel des personnes qui ont été particulièrement stigmatisées, qui se sont vues traitées comme des objets de curiosité, parfois presque comme des choses, et qui ne savent plus à qui elles peuvent faire confiance, puissent se sentir inconditionnellement accueillies et acceptées. C’est de créer un espace dans lequel elles puissent faire l’expérience de leur vrai visage comme une grande richesse et pas comme une tare.
c’est aussi créer un espace dans lequel des personnes qui ont subi de grandes carences affectives et/ou des maltraitances graves puissent faire l’expérience de leur propre valeur.
en fait je suis ds la mm situation et j aimerai egalement savoir si une personne dite borderline doit se faire opérer ou pas ? Puisque c’est un desir tres profond et obsetionnel faut il l en privé ? Comment peux reagir cette personne si cette opération et refusée ? jusqu ou peut il aller ?
Merci de vos reponses
Bonsoir,
Cette question est pour moi très difficile.
Qui a défini qu’une personne donnée est borderline ? Comment ? Pourquoi ? Dans quelles conditions ? Que sait-elle de cette personne ? Quels sont les a-prioris, les préjugés et le système idéologique la personne qui a fait cette affirmation ? N’oublions pas que la transphobie est très largement répandue dans certains milieux psychiatriques et psychanalytiques. Il y a encore de nombreuses personnes qui refusent d’intégrer la sortie de l’homosexualité du DSM (depuis les années 70) et qui persistent à affirmer que les personnes transsexuelles sont psychotiques !
Ensuite il y a la question des carences affectives et des maltraitances que subissent un grand nombre de personnes transsexuelles depuis leur plus petite enfance. Voir son vrai visage radicalement nié par ses parents et par ses proches, être forcés d’entrer dans un moule à coup de manipulations, de rapports de force, de ceinturon, voire pire, est quelque chose qui laisse des traces extrêmement profondes et qui tord terriblement les personnes qui sont victimes d’un tel traitement. Elles peuvent s’en sortir, cela prendra du temps et il leur faudra trouver leur chemin.
Il y a aussi bien sûr la "maltraitance théorique" que nombre de personnes transsexuelles subissent de la part des milieux médicaux. Et cette dernière n’a de théorique que le nom et la motivation. Là encore, il y a de quoi tordre encore plus des personnes déjà fragiles.
D’un autre côté, il y a des personnes qui, même quand elles ont la possibilité de réaliser leur transition, semblent mettre en échec toutes leurs tentatives.
Alors, je ne sais pas répondre à votre question. Je n’ai en tout cas pas de réponse absolue, générale. Pour moi chaque personne, chaque parcours, chaque histoire est unique. A mes yeux, c’est aussi à la personne de définir ce qu’elle veut, de faire ses choix et d’en assumer toutes les conséquences.
Au nom de quoi pourrait-on refuser une opération à une personne, sous prétexte qu’elle a subi de la maltraitance et qu’elle en est sortie profondément marquée ? Et s’il y a autre chose, de quoi parle-on et en quoi est-ce une justification pour refuser cette intervention ?
Il y a peut-être des situations où c’est justifié, mais je suis sceptique, et j’aurais besoin de connaitre la situation réelle et les circonstances concrètes qui ont amené à ce refus pour pouvoir vous en dire plus.
Si vous hésitez à publier cette information sur le web, mais que vous souhaitiez quand même continuer cette conversation, vous pouvez me joindre par le mail.
Re-bonsoir,
Après réflexion, je souhaite vous poser quelques questions additionnelles, mais surtout, sentez-vous libre de ne pas y répondre.
Qui êtes-vous par rapport à cette personne qui aurait été diagnostiquée borderline et à qui on refuserait une opération ? Etes-vous sa compagne ? Une amie ? une proche ? une copine ?
En quoi est-ce que que cette question vous touche ? Est-ce que vous cherchez à comprendre (de l’extérieur) la relation qu’il pourrait y avoir entre le fait d’être transsexuel-le et/ou borderline et ses implications ? ou est-ce que les démarches de cette personne ont une profonde résonance dans votre propre vie affective ? C’est une chose que de s’interroger sur le parcours d’une copine, d’une tante, d’une cousine, d’une collègue. C’en est une autre que d’être confronté-e à l’évolution de la personne avec qui on vit.
Qu’est-ce que cela vous fait à vous que cette personne désire se faire opérer ? Qu’est-ce que cela vous fait à vous qu’elle se heurte à des refus ? Qu’est-ce que ca touche en vous ?
Bsr Marie-Noëlle,
Avant toute chose merci de vos reponses et votre attention.
En fait je suis une amie, une copine d’une personne transsexuelle jeune, belle et parfaitement insérée en société... Cette jeune femme travaille dans la santé, a eu un parcourt tout a fait normal et logique ds sa transformation. Avant toute chose elle a commencé à voir un psy, hors protocole car elle vivait d une part ds une petite ville, où il n(y en avait pas d autre part elle ne savait pas que des protocoles existaient.
Apres qq visites chez ce médecin, il l envoie vers un endocrinologue.... de là commence son traitement hormonal et continue de voir son psychiatre... Pendant cette periode elle fait faire qq petites "retouches" a son visage etant deja tres feminine, puis l’epilation laser en enfin implants mammaires...
Son suivi psy a duré quand mm quatre années avec un demenagement au milieu et le desir de garder son medecin, par affinité et confiance dit elle ce qui fait qu elle ne l a vu qu une fois par moi, d ou cette lenteur médicale.
ouspppp je dois couper je continu demain merci :)
Bonsoir,
Il me semble que la suite de votre texte n’est pas passé. Pouvez-vous le poster à nouveau ?
Meilleures salutations
Bonjour Marie Noëlle, je recommence.
Jusque là l’histoire est logique, mon amie continu donc de voir son psy qui fini par lui donner son accord pour enfin se faire opérer. Il ecrit que celle-ci est bien assumée au niveau social dans sa présentation ses relations aux autres et intime puisqu’elle vit avec un homme depuis deux ans. Il relate son histoire d enfance et indique que l’appartenance au sexe féminin apparait trés tot, que la conviction de genre est toujours identique et ancrée au niveau mental. Il atteste qu’elle est parfaitement bien équilibrée sur le plan de l(humeur qu’il n’y a pas de trouble psychotique, pas de délire et qu’elle est particulièrement intelligente...
Avec se document en main elle était trés heureuse d’être enfin reconnue, elle se dit que l’opération n’est pas loin, elle était vraiment trés heureuse et se disait qu’elle allait vibre comme elle le souhaitais, comme une femme point barre. Je tiens a préciser qu’elle a eu un gros parcourt professionnel, elle a bcp travaillée en restauration, discotheque pour pouvoir vivre, elle s’est servit de la nuit, au début car "ca passait mieux" dit elle. Ce qui n’empeche qu’elle en est quand mm ressortie usée, fatiguée. Ensuite étant bien féminine elle se dirige vers la santé, là encore elle s’impose et ca marche !
Là elle pense être "victime d’un paradoxe" pour la société, sa féminité. Elle est trés naturelle a peu de chirurgie elle est trés féminine mais pas dans la provoc, ni l’exentrisme ce qui fait que ca lui a rendu service dans son travail, sa relation amoureuse, des petites amitiées qui ne pouvait pas deceler sa transsexualité car jusqu au bout des ongles et dans la voix c’est bel et bien une femme. Ce qui lui a causé bcp de problemes c’est envers l’administration. Si elle reçoit un recommandé a la poste elle prsente sa carte d’indentité, l’ancienne, et la personne lui refuse ce courrier car elle estime que ce n’est pas elle mais lui. Elle lui explique qu’elle est transsesxuelle, biensur devant tout le monde car la discrétion c’est pas leur fort, et la personne ne la prends pas du tout au serieux... C’est aussi quand elle veut s’inscrire sur les listes électorales, elle n’y a pas accés !!
Pleins d’autres exemples encore car je ne pense pas qu’elle me dise tout mais face a se genre de choses bein elle laisse carrément tomber. Dernierement on lui a volé son sac avec ses papiers, ca a était difficile pour elle en sachant qu elle allait encore rentrer en guerre avec l’administration puis ... voir sa photo avec un prenom masculin elle s’y refuse, elle n’a donc plus de papiers d’indentité. Je developpe un peu tout cela juste pour vous faire comprendre qu’elle se bat tous les jours , pour être qq1, pour exister personnellement je me demande ou elle prend cette force c’est un truc de dingue !! lol
Revenons a son parcourt. Son accord en poche elle prends rendez vous chez un chirurgien de Lyon qui a apparemment une bonne réputation, il l’a fallut qu’elle attende qq moi pour l’avoir ce qui ne lui plaisait pas du tout mais bon ... a part attendre elle ne pouvait rien faire. Le jour J arrive, elle voit son chirurgien, simple, gentil qui lui explique sa technique d’opération en détail, les risques ... Il lui dit qu’elle devra attendre un an avant de se faire opérer ce qui la profondement affectée car elle ne s’y attendait pas du tout, mais bon la encore elle n’a pas le choix, elle me dit " Ecoute, je travaille, j’ai ma famille, j’ai un homme formidable, il est vrai que d attendre un an me semble impossible en mm temps je ne suis plus a ca pret"
La visite se termine, elle rentre quand mm contente, "un an .. oui mais je suis au bout". QQ semaines aprés elle recoit un courrier de son chirurgien qui lui explique que ne connaissant pas son medecin psychiatre il prefere qu’elle prenne rendez vous avec un autre médecin faisant parti d’un protocole. Là je crois que ca a etait le debut de la fin, son équilibre son psychisme s’est renversé. Elle n’a pas compris le pkoi de cette démarche, elle trouvée que c’étais injuste dans la mesure ou prendre un protocole au départ était impossible vu qu’elle habitait ds une petite ville et que les déplacements etaient trop important pour se suivi.
Elle a trés mal vécu cette periode, elle est devenue encore plus rebelle, plus énervée voir agréssive elle trouvée que c’étais tout simplement injuste aprés quatre ans de suivi psy de recevoir un telle lettre, elle ne pensait plus devoir se justifier de son état, pour elle c’est une femme poin, elle ne voit pas pkoi on chercheencore a savoir.
Elle prends rendez vous chez ce psy, encore des mois d’attentes et son état mental qui se dégrade de plus en plus, son travail, son couple plus grand chose ne va tres bien " Si les psy sont pas d’accord entre eux, si fallait abolument un protocole pkoi on ne me l’a pas dit, pourquoi on m’a laissé ds un chemin qui n’étais peut etre pas le bon, je ne suis pas responsable de cela, je n’est pas a l’assumer" Cette phrase on mon avis raisonnait en elle tous les jours ce qui fait bien qu’elle etait de plus en plus nerveuse, dégoutée, incomprise.
Elle fini par rencontrer ce psy dans un état de rage, il faut le dire, ce dernier la recoit, ne lui dit mm pas bjr ce qui ne l’a pas fait du tout vous vous en doutez. Le psy lui explique pkoi elle est là, lui dis que son medecin etait un spécialiste en comportement mais pas en comportement trans ce qui fait que son certificat n’est pas vraiment valide pour l’oparation et qu’on ne peux y faire completement confiance !!!! Mon amie s’est decomposée, elle est rentrée dans une colère noire en disant " Dr avant de répondre a cela, avant qu on me pose des questions sur ma vue j’aurai aimé qu ’on me dise ai moins bjr !!" Le psy est apparemment resté trés bête de cette reflexion mais bon ... la séance continue.
Mon amie lui explique donc sa vie, lui explique que son équilibre est en danger depuis qq mois au vu de cette nouvelle démarche, de la lenteur médicale, de la non reconnaissance de lEtat et se dit afaiblit par la vie, tout simplement. Le psy " vous savez madame, pour supporter une opération comme celle là il faut être fort" mon amie " vous ne m’apprenez rien docteur je suis maitre de moi mm je suis consciente de ce qui va bien ou pas chez moi, sachez que je prends cette opération comme une délivrance et non une castration sinon je me serais jetée d’un toit cela aurait était plus radical !"
Le psy était apparemment tres étonné de cette réponse impulsive et nerveuse. le psy "je vous le dis pour votre bien j ai vu au moins 500 transsexuels dans ma vie et ca ne va pas tjrs mieux apres opération" mon amie " Je m’en doute docteur seulement on est ici pour parler de moi et non des transsexuels, je ne peux envisager ma vie, je ne peux voir plus loin professionnellement ou affectivement tant que je ne suis pas opérée, mon ami est a la base hétérosexuel, divorcé avec deux enfant il supporte lui aussi mon état mais pour combien de temps ? j’ai tous les atouts pour réussir, pour pouvoir me trouver completement et m’épanouir j’aimerai que l’on ne m interroge pas comme une délinquante mais qu’on comprenne mon desir et que pour moi, je le reconnais cela devient urgent qu’un psy le comprenne ou pas ce n’est pas mon probleme, je tiens a etre opérée sur le territoire ou je suis née, je tiens a me faire opérer par un français quit a faire un suivi psy aprés maintenant si pour une raison qui vous regarde c’est impossible je me ferai opérer hors France et ferai un credit pour cela... bcp de personnes le font et je comprends pkoi, le taux de suicide est aussi plus elevé avant qu apres opération je comprends egalement pkoi, je veux bien avoir un parcourt logique maintenant si c’est pour etre entravée ou séquestrée mentalement, je ne reculerai devant rien"
Tout ces mots on étaient dit avec conviction la réponse du psy " vous savez madame souvent entre une personne dépréssive et une personne borderline il ny a qu un pas" Et là travaillant ds la santé elle sait tres bien ce que c’est evidemment le ton a encore monté, mon amie" Vous pensez qu une personne suivit pendant quatre ans par un psy expert en comportement ne s’en rendrais pas compte ? Celui ci atteste d un etat stable equilibré et sain que vous faut t il de plus ? il faut etre psy pour comprendre que j en ai ras le bol de faire face a cette absurdité et que je souhaite juste qu on me laisse faire ma vie ? Une personne telle que vous avec 35 ans d’expérience se permet de me dire une chose comme ca ? Mais cher docteur ce n’est pas les mots de mon psy que vous remétez en cause mais la médecine !"
Mon amie souhaite arréter la séance pour aujourd hui elle l’a prit comme une prococation et le dit, elle explique qu elle en a assez de se justifier dans la mesure ou ce qui la rend aussi nerveuse et dépréssive c’est ca transsexualité et non un traumatisme d’enfance". La séance se termine mais le psy l oblige a repasser des tests psychos au mois de Mars ce qui la encore lui pose de nouveaux problemes, non pas par peur des test mais par le fait de ²repasser par là, elle y voit un retour en arriere qu’elle vit mal.
Voilà j’ai essayée d etre le plus precise possible, maintenant c moi qui m interroge, et si ce psy lui refusait cette opération car elle n est plus assez forte ? en a t il le droit ? comment va t elle réagir si tel est le cas ? Je pense qu elle ne l acceptera pas du tout. Elle est completement changée, féminine ne lui manque que son sexe, elle ne se voit plus vivre entre deux sexes ce qui est pour moi normal mais je m inquiette pour elle, voilà tout.
Merci de m’avoir lu Marie-Noëlle a bientôt.
Bonsoir et merci beaucoup de vos compléments d’information.
En lisant ce que vous me partagez, je ne vois pas comment une personne sensée pourrait conclure que votre amie est borderline. Moi je comprends qu’elle est excédée et épuisée par des années d’attente et je ne peux que la comprendre.
Le moins que l’on puisse dire est que les protocoles officiels français n’ont pas bonne réputation. Votre amie a droit au respect de son identité et de sa dignité et c’est ailleurs qu’elle va devoir le trouver. Il y a de nombreuses personnes transsexuelles françaises qui contactent les associations suisses tant le traitement qu’elles subissent des protocoles officiels français est insupportable, humiliant, deshumanisant, dégradant et destructeur.
Après vous avoir lu, je crains fortement que, plus le temps passe, plus la situation devienne insupportable pour votre amie et plus elle risque de se sentir totalement désespérée, avec toutes les conséquences que cela peut signifier.
Par ailleurs, et pour être claire, il y a ailleurs dans le monde des chirurgiens qui pratiquent la vaginoplastie qui sont infiniment plus réputés que les chirurgiens français. On se déplace du monde entier pour les voir. On ne vient pas du monde entier pour faire une vaginoplastie en France. Il y a, entre autres, des chirurgiens Thaïlandais, le Dr Suporn , Le Dr Preecha et le Dr Kunaporn qui ont une excellente réputation et des prix abordables. Dans la mesure où elle a une recommandation d’un psychiatre et si elle peut faire un emprunt. Elle devrait sans problème pouvoir bénéficier de leurs prestations. Si elle a les moyens d’aller aux Etats-Unis, le Dr Toby Metzler est très réputé. Par contre, il est possible qu’il demande un deuxième avis, conformément aux protocoles internationaux. Mais il me semble que votre amie a trop souffert pour subir cela en plus. Il existe une excellente page qui décrit les travaux des chirurgiens modernes, c’est la version française de la page du site de Lynn Conway au sujet de la vaginoplastie . Si je puis me permettre, je suggérerais à votre amie de la consulter (comme le reste de ce site d’ailleurs), cela lui permettra de comprendre ce qui se fait au top niveau mondial et combien elle a intérêt à aller voir ailleurs, là où elle pourra trouver les meilleurs chirurgiens !
Par ailleurs, il existe bien un protocole international établi par L’association mondiale pour la santé transgenre , mais dans la mesure où votre amie est socialement bien intégrée en tant que femme, qu’elle est sous traitement hormonal depuis plusieurs années, elle a plus que rempli toutes les conditions de ce protocole pour pouvoir bénéficier de son opération. Il faut savoir que le système psychiatrique français ne suit, la plupart du temps, pas ces protocoles internationaux, qu’il a établi son propre système, et que ce système est tout sauf respectueux des personnes transsexuelles. L’histoire des transsexuels en France de Maxime Foerster tend plutôt à établir que la psychiatrie française a participé à un système de répression d’état à l’encontre des personnes transsexuelles. La France a bien ses dissidentes et dissidents !
J’aimerais insister sur le fait que votre amie n’a aucune raison de continuer à se laisser humilier par un système foncièrement inhumain, non respectueux et deshumanisant. Avec la recommandation de son psychiatre et un emprunt, elle au contraire toutes les raisons de contacter un chirugrien respectueux et talentueux qui la traitera avec les égards qu’elle le mérite.
En parallèle, elle aurait aussi intérêt à contacter des associations Françaises comme Sans Contrefaçon ou Mutatis Mutandis où elle pourra obtenir une écoute et un soutien pour les démarches pratiques (mise à jour de ses papiers, etc.) qu’elle devra faire à son retour.
il va de soi que je serais heureuse de continuer cette conversation avec vous et/ou avec votre amie, soit sur ce site, soit par courriel.
Courage, votre amie peut sortir de ce bourbier et j’espère que vous pourrez l’aider avec ces informations !
Bjr Marie-Noëlle,
Effetivement je pense qu’un médecin Thaï serait bien. J ai fais des recherhes sur le net ils ont une bonne réputation, j en ai parlé a mon amie et elle s’est déjà renseignée il y a qq temps sur ces chirurgiens apparemment le mieux, pour elle, c’est le Dr Sanguan Kunaporn. On a visité son site hier, il est trés bien fait, serieux avec de trés bons résultats de vaginoplasties. Il pratique l’opération en deux temps ce qui à l’air préférable pour les greffes de peau.
Il est vrai que la technique des français est loin d être au point puis comme vous disiez les protocoles me semblent bien lourds et longs, trop longs. Pour la durée du séjour en Thaïlande, il faut compter au moins trois semaines pour un bon suivi. Alors je pense que mon amie l’envisagera pendant ses congés payés, vu qu ’elle a commenée un nouveau contrat il y a a peine deux mois elle ne souhaite pas se faire remarquer, je pense que c’est plutôt une bonne idée. L’opération se passerait donc fin 2007 début 2008 il faudra qu’elle coordonne tout ça afin d’être tranquille et tourner la page.
Je vous remercie encore de vos conseils et votre gentillesse, je vous dis a trés bientot...
Bonsoir,
Je suis heureuse d’apprendre que vos propres recherches vous ont amenées à ces mêmes conclusions. Je suis sûre qu’elle aura un bien meilleur service avec ces chirurgiens de pointe que ce qu’elle pourrait obtenir en France. Et les protocoles français sont non seulement beaucoup trop long (ce qui est déjà lourd), il sont terriblement humiliant, destructeurs, déshumanisants. Je suis heureuse de savoir que votre amie a conscience du fait qu’elle n’est pas obligée de les subir. Elle mérite mieux que ca et elle a déja beaucoup souffert.
Attendre jusqu’à fin 2007, c’est encore long. Vous et votre amie savez où appeler si vous en ressentez le besoin.
Je me réjouis d’apprendre, dans quelques mois que tout s’est bien passé !
Bonjour Marie-Noëlle,
Merci pour votre message, je pense que mon amie va prendre cette solution mm si elle a l accord de son deuxieme psy. Il est vrai que l’opération en France n’est pas vraiment au point. Il faudra par contre qu’elle s’arrange avec son travail... Elle a commencé un contrat en decembre ce qui fait que ses congés payés commenent a partir de Janvier 2008... Un peu long quand mm j espere qu’un arrangement sera possible avec son directeur.
Je vous tiendrez au courant, bien à vous.
Bonjour,
J’espère moi aussi que ce sera possible.
Bonne chance !
Bonsoir,
En cherchant un peu, j’ai trouvé deux sites qui pourront peut-être vous éclairer :
Trans-action.org est une association belge de personnes transsexuelles.
La fondation de genre est un service de soutien aux personnes transsexuelles.
Je ne sais bien sûr pas qui il y a derrière ces sites, mais, si vous ne l’avez pas déjà fait, vous ne risquez probablement pas grand chose à les contacter.
Bonne quête
Bonsoir, Puis je me permettre d’apporter un éclairage particulier car étant moi-même en transition transexuelle.
Tout d’abord, le mot transexuelle est de moins en moins utilisé. On utilise plus le mot transgenre pour éviter la conotation sexuelle. au fond, le probème est que notre sexe physique n’est pas en accord avec le genre (masculin/féninin).
Ce qui est frappant, c’est que comme souvent, vous abordez le problème surtout du point de vue physique. Pourtant, le vrai problème n’est pas là. Il est dans l’acceptation de soi-même, dans l’acceptation de réellement faire partie de l’autre genre, ceci de la part de soi-même et de la part des autres. En fait, accepter complétement que l’on est une femme dans un corps d’homme ou un homme dans un corps de femme. ceci n’est pas si simple car cela veut dire que la personne doit remettre en cause tout son éducation, un grand nombre de repères, et se retrouver dans un flou terrible, avant de se créer de nouveaux repères, une nouvelle fàcon de penser, d’être, etc. c’est phase est un moment terrible dans la tête, et beaucoup le font avec hésitation (j’y vais, j’y vais pas) comme le fait votre ami... Souvent, cette phase est en partie franchie par une TS. Personnellement, j’ai fait une tentaive de suicide grave, trois semaines de comma... Mais, en en sortant, le pas était fait.
Ce qui faut bien voir, c’est que ce qui est capital, c’est ce qui se passe dans la tête. la majorité des trans ne sont pas opéré, surtout les FTM (Femalle To Male). Pourtant, tous vivent très bien et se sentent appartenir à 100% à leurs nouveau genre. Je connais personellement un certain nombre et les transexuelles MTF sont de très belles femmes. En fait, ce n’est pas vraiment le corps qui compte, c’est la façon dont on est (à l’aise ou pas), la façon dont on se comporte... qui fait que les autres nous sentent homme ou femme. Personnellement, je ne suis pas opérée, je ne prend pas encore d’hormones,j’ai fais de l’orthophonie, et, les gens me voient femme, je n’ai pas de problèmes particuliers...
Il faut surtout pas prendre les choses à l’envers. Ce n’est pas parce que l’on changera le corps que l’on changera dans sa tête. il faut vraiment se sentir bien dans sa tête en vivant dans le genre auquel on pense appartenir, et, seulement alors, envisager de changer le corps.
personnelement, je pense qu’il faut prendre son temps pour soi et pour les autres. C’est un chemin difficille et douloureux. on va prendre des amis, de la famille, des concubins, epoux, épouse, voir enfants...
La seule chose qui pousse dans ce sens, c’est le fait d’enfin vivre, être soi, exicter..et puis, comme m’a dit un jour mon psy "vous ne pouvez pas vivre autrement". Ajourd’hui, je sais que c’est cela ma vie ou alors, la dépression et les TS...
Médicalement, je dirais qu’il faut une bonne équipe autour de soi. Peso, j’ai 3 à 5 personnes qui me suivent dans ma ville et je pris en charge par l’équipe officielle sur Lyon (3 personnes me suivent) ; j’ai médecin traitant, pshy, orthophonite, dermato... dans ma ville, andocrinologue, psy, psycoloque sur Lyon.
Quand à l’opération, les résultats en france sont mauvais. la thailande OK.
Un dernier conseil : attention à internet et surtout au forum de discution : on y voit tout et n’importe quoi. Il vaut mieux essayer de rencontrer les associations trans, pas les gay ou lesbiennes. Selon votre coin, je peux peut-être vous en indiquer car j’en ai déjà rencontré plusieurs.
Il y a une revue specialise : les filles d’Eon.
Bon courage et surtout, essayez de voir l’être human sans aucune connotation de sexe ou de genre.
Aurélie.
Bonsoir Aurélie et merci de nous partager votre expérience de vie.
Je suis surprise que vous considériez ce site comme essentiellement centré autour des composantes physiques d’une transition alors qu’il est presque exclusivement centré autour du chemin intérieur des personnes à l’identité de genre atypique et autour de leurs parcours de vie ! Mais il est vrai que ce site commence à être vaste, avec près de 100 articles et qu’il faut un peu de temps pour l’explorer.
Par ailleurs, les personnes qui le fréquentent ont toutes leur propre trajectoire de vie et elles y arrivent à un moment donné de leur existence. Les personnes qui ont essentiellement besoin de réponses pratiques et ponctuelles sont celles qui laissent le plus de traces directement sur le site. Les personnes qui ont des questions plus existentielles, voire qui parfois sont en crise, passent rapidement à un contact plus direct, généralement par courriel.
Pour finir, il en va du vocabulaire utilisé pour décrire les identités et les parcours de vie des personnes à l’identité de genre atypique comme de tout vocabulaire : des personnes différentes donnent un sens différent aux mêmes mots. Certaines personnes font la distinction entre personnes transsexuelles et transgenres pour distinguer les personnes dont le parcours de vie les amène à avoir une opération de réattribution de sexe d’autres personnes dont la transition est essentiellement sociale, d’autres utilisent ces termes différement. Il n’y a aucun consensus en la matière.